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Vivre à l’étranger : cela a impacté ma vie

Vivre à l’étranger : cela a impacté ma vie

Vivre à l’étranger, vivre dans un autre pays que le sien. Beaucoup en rêvent. Pourtant, je ne pense pas en réalité que tant de Français franchissent finalement le pas. Que ce soit pour changer de vie, vivre une expérience, suivre quelqu’un… Il est évident que vivre dans un pays, qui n’est pas le sien, impacte, modifie notre vie à plusieurs niveaux.

Vivre à l’étranger est différent de voyager – et c’est tout l’intérêt de diversifier. Je te montre pourquoi à travers deux expériences personnelles.

Vivre à l’étranger : deux expériences qui ont impacté ma vie Vivre à l'étranger : deux expériences qui ont impacté ma vie

Pour ma part, j’ai eu pour le moment deux expériences où j’ai vécu à l’étranger : 2 ans aux Etats-Unis en tant que fille d’expatrié et 2 mois en Thaïlande comme digital nomade, entrepreneuse voyageuse. La première expérience n’était pas mon choix alors que la deuxième l’était. Ce qui représente déjà une différence majeure. En tout cas, avant de rentrer plus au cœur de ces deux histoires, il est certain que je ne serais pas la même si je n’avais pas été « longtemps » ailleurs… En outre, vivre dans un pays est très différent de simplement y voyager. Cela te transforme encore plus. Je vais t’expliquer pourquoi.

Vivre 2 ans aux Etats-Unis

Vivre 2 ans aux Etats-Unis

Commençons avec l’expérience de vivre à l’étranger la plus marquante de ma vie jusqu’à présent : vivre 2 ans au Etats-Unis. Deux ans c’est long, il s’en est passé des choses… C’est la raison pour laquelle que j’ai commencé une série de podcasts à ce sujet… Partir aux Etats-Unis à 12 ans et demi en 2004-2006 n’était pas mon choix, ma décision. Je n’ai pas eu mon mot à dire. J’ai suivi la famille.

Depuis mon petit village au sud de Toulouse où j’avais vécu mes 12 premières années, les Etats-Unis m’apparaissaient comme un Monde à part, l’Inconnu, une autre planète. Ces grands gratte-ciels que je voyais à la télévision m’impressionnaient, ces immenses hamburgers aussi. Je ne parlais pas anglais. Et j’étais bien loin de la réalité.

Maintes péripéties plus tard, quittant amis et famille, tout ce que je connaissais jusqu’à alors, je me suis retrouvée parachutée ni à New York, ni à Washington, ni à Los Angeles ou San Francisco, mais près de Cleveland dans l’Ohio. Un virage à 360° pour la petite fille timide que j’étais.

Vivre à l’étranger : un inconnu qui impacte une vie

Vivre à l'étranger : un inconnu qui impacte une vie

Un environnement où tout me semblait différent : l’architecture, les rues, les repères, les magasins… Tout était à découvrir, à apprendre, à s’approprier. Cela me dépassait complètement et qui plus est je ne comprenais rien.

Comme nous savions que nous n’y restions que 2 ans, la situation était compliquée. D’une certaine façon, nous n’étions ni ici, ni là-bas. Le système scolaire Français ne reconnaissant pas l’école américaine, je devais suivre des cours par correspondance. Pour me faire une expérience, apprendre l’anglais, je suis donc allée à l’école américaine jusqu’en début d’après-midi et je suivais les cours du CNED – par correspondance – le reste du temps.

Si c’était à refaire je ne sais pas si nous referions de la même manière. Avec le recul le tout s’est avéré difficile à gérer…

Néanmoins, c’est ainsi que je me suis retrouvée dans une école américaine dont je ne connaissais pas les codes – bien loin des clichés des séries télévisées. Une expérience surprenante qui – que je le veuille ou non – a façonné une partie de moi.

J’y ai appris une autre culture et une autre langue bien sûr, j’ai aussi expérimenté des matières et des habitudes différentes, des méthodes éducatives différentes, un autre état d’esprit et d’organisation scolaire. Cela n’a l’air de rien comme cela mais lorsque chaque détail diffère de ce que tu connais jusque-là, rien n’est plus pareil.

Une éducation différente change une vie

Une éducation différente change une vie

A tel point même qu’alors que j’étais perdue en arrivant à l’école américaine, je me suis sentie de la même façon complètement perdue et dépassée lorsque je suis revenue au lycée en France, dans mon propre pays !

A côté des longues heures passées à l’école et à la table du salon dans notre appartement américain à faire mes devoirs français, c’est tout un nouvel univers, environnement, qui a aussi changé ma vie.

De nouvelles saveurs, de nouveaux magasins, des grands espaces, des anecdotes insolites, des traditions

De nouvelles aventures, de nouvelles rencontres, de nouvelles routines… J’y ai tellement de souvenirs. C’est difficile à résumer ici.

En tout cas, avec le recul, cela m’a énormément apporté : j’ai ouvert mes œillères, j’ai appris l’anglais, j’ai appréhendé une nouvelle culture, j’ai découvert des lieux incroyables… Je n’ai plus regardé le Monde de la même manière.

J’ai « compris » qu’il existait autre chose que la France, d’autres possibilités que les schémas habituels inculqués à l’école. Je ne l’ai pas compris immédiatement, cela a été très difficile – non à 12 ans tu ne vas pas apprendre à parler anglais du jour au lendemain – mais aujourd’hui je suis fière d’avoir vécu cette expérience !

Vivre 2 mois en Thaïlande

Vivre 2 mois en Thaïlande

Bien des années plus tard, ayant toujours le virus des voyages et étant cette fois adulte et parlant bien anglais, mon voyage de deux mois en Thaïlande a eu une saveur bien différente !

D’abord, cette fois c’était mon choix de vivre un temps à l’étranger. Ensuite, je voulais vraiment aller, depuis longtemps, précisément dans cette destination. Et puis, surtout j’y suis allée moins longtemps.

Mon choix s’est porté sur la ville de Chiang Mai dans le Nord du pays car c’est une ville à la fois importante et encore suffisamment authentique à mon goût. Il y a pleins de choses à faire et à expérimenter à Chiang Mai même et autour.

J’ai été dans un sanctuaire pour éléphants bien évidemment, je suis aussi allée voir les fameux tigres, je suis allée dans un Parc National… Mais moi qui ne suis pas très citadine de base je me suis même surprise à aimer explorer la ville. J’ai aimé l’atmosphère, je me suis sentie en paix et en sécurité – même en tant que femme voyageuse solo. J’ai aimé ce côté « slow travel ».

Vivre même temporairement à l’étranger change

Vivre même temporairement à l'étranger change

J’ai aimé rencontrer des locaux, faire du yoga en ville, faire mes courses, me rendre dans des petits marchés, aller faire de la méditation, faire mes machines de linge au soleil en observant les montagnes, me rendre au cinéma, aux centres commerciaux et stands du coin. Les Thaï sont vraiment très soigneux, respectueux, aidants. Je n’ai pas fait de mauvaises rencontres.

Je suis même allée à l’hôpital pour un problème oculaire et j’ai été stupéfaite de la qualité des services… Bien meilleure que chez nous et tout à fait abordable !

Le seul hic que j’ai trouvé à Chiang Mai c’est la pollution. La ville est dans une cuvette, à partir de février-mars, il faut faire attention.

Comme cette fois-ci j’y suis restée majoritairement seule, cela m’a montré que je pouvais me débrouiller, j’ai gagné en découvertes et en confiance en moi. Comme les Thaï sont très calmes, bienveillants, j’y ai aussi renoué avec ces qualités. Je me suis sentie à ma place car cela me ressemble beaucoup.

Je pense qu’après le regard Occidental des Etats-Unis, compléter ma vie avec un point de vue « oriental » en Asie était très intéressant. Les cultures et traditions ne sont pas du tout les mêmes, et ni l’état d’esprit.

Personnellement, même si j’aime beaucoup le côté « entrepreneur » des Etats-Unis, je suis tombée amoureuse de l’Asie depuis toute petite et cela a été confirmé par des voyages au Vietnam, en Inde, en Indonésie et en Thaïlande.

Ces quatre pays sont très spécifiques mais il y a une certaine bienveillance, sensibilité, intensité qui s’en dégagent. J’aime que cela ne m’est pas laissée indifférente.

Vivre dans d’autres pays a forcément impacté ma vie à la différence d’une autre personne qui a passé toute sa vie en France ou dans un seul pays. Il faut le vivre pour le comprendre vraiment.

Vivre ailleurs est différent de voyager

Vivre ailleurs est différent de voyager

Je souhaite finir sur l’idée que vivre ailleurs est bien différent de voyager. Vivre à l’étranger est différent de vagabonder.

Comme tu le sais, j’accorde beaucoup d’importance au fait de voyager. Aujourd’hui, j’accorde aussi une grande importance au fait de vivre quelque part, dans un autre pays que le sien. C’est pour cette raison que j’apprécie tant de pouvoir être digital nomade, de pouvoir continuer à travailler tout en voyageant lorsque je le souhaite.

Voyager et vivre ailleurs se complètent mais sont différents. Voyager c’est toucher du doigt d’autres réalités, s’évader, alors que vivre est forcément plus concret, réel. Avec les bons et mauvais côtés d’une vie quotidienne. Entre « nomade » et « installation ».

Grâce au fait de vivre ailleurs, je suis devenue plus responsable, autonome, réaliste, lucide, optimiste. J’ai développé mes connaissances pour les langues étrangères que je ne connais pas, bien sûr j’ai pu pratiquer et donc améliorer encore notamment l’anglais. Je suis davantage curieuse, ouverte à d’autres possibles, j’ai le sentiment d’être devenue plus tolérante, patiente, flexible.

Si tu envisages de vivre ailleurs, n’hésite pas à me faire part de tes questions 😊 !

Cet article participe à l’évènement inter-blogueurs “comment le fait de vivre dans un autre pays que le sien a-t-il impacté votre vie ?” organisé par Machiko et Laurent du Blog : apprendrelejaponais-decouvrirlejapon

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